| Conférence France Népal, 27 novembre au Sénat |
| Communication |
| Michel Jolivet, Ambassadeur de France au Népal de 2004 à 2007 |
| Les relations franco-népalaises face au désengagement de l'Etat |
| Les moyens que l'Etat consacre à la présence française au Népal baissent inexorablement. Maints acteurs peuvent se substituer à lui.
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| Monsieur Keith Bloomfield, Ambassadeur de Grande-Bretagne au Népal de 2002 à 2006 |
| L'union européenne et le Népal. |
| Pour les Européens, le Népal est un pays de rêve. Un Shangri-la himalayen, peuple de Sherpas souriant, et composé de montagnes géantes et enneigées, où des dizaines de milliers de jeunes ont trouvé le bonheur dans les années soixante et soixante dix. Mais le rêve ne correspond pas au pays d'aujourd'hui qui reste peu connu et peu compris chez nous. Pour les Népalais, l'Europe est aussi un rêve d'un autre genre, mais ne pèse que trop peu, économiquement et politiquement. Ceci est dommage car la paix et la démocratie, instaurées de nouveau à Katmandou, ouvrent des possibilités intéressantes des deux côtés. Avec quelques efforts, la route de Katmandou pourrait redevenir une réalité. |
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| Monsieur Michel Colchen, Géologue, chercheur au CNRS. |
| Les recherches scientifiques de la France au Népal |
| Menées tout d’abord dans le cadre des expéditions d’altitude (Annapurnas en 1950, puis au Makalu en 1954), ces recherches se sont depuis développées et intensifiée avec le soutien du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Ainsi se sont succédées plusieurs équipes de chercheurs en Sciences Humaines, en Sciences de la Vie et en Sciences de la Terre, regroupées au sein de la RCP Népal (Recherche Coopérative sur Programme), puis du GRECO Himalaya - Karakorum (Groupe de Recherches Coordonnées). De jeunes chercheurs népalais ont été formés dans nos laboratoires et associés à ces recherches, Plusieurs ont soutenu des thèses (PHD) puis ont assurés des responsabilités dans des laboratoires universitaires et autres organismes de recherches du Népal. |
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| Marie Lecomte-Tilouine, Anthropologue, chercheur au CNRS. |
| Les programmes français en sciences humaines au Népal |
La recherche française en sciences humaines portant sur le Népal a, depuis les années 1980, été menée en grande partie dans le cadre de programmes collectifs et interdisciplinaires, et ce trait forme son caractère distinctif. Centrée tout d’abord sur l’étude d’un village, servant pour ainsi dire de laboratoire à diverses disciplines, dont l’agronomie, la botanique, la géographie et l’anthropologie, la recherche s’est ensuite élargie à l’étude de deux districts du centre ouest du pays, Gulmi et Argha-Khanchi. Elle s’est alors orientée vers l’étude de questions transversales, telles que l’histoire des paysages himalayens et leur perception par les populations locales, puis les formes spécifiques de pouvoir rencontrées chez les Khas, qui forment la population dominante du Népal.
Enfin, le dernier programme en cours porte sur la Guerre du peuple. De nombreux doctorants ont été formés au sein de ces programmes, et les collaborations avec des chercheurs népalais ont été essentielles à leur réalisation. |
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| Vincent Brossel, (RSF) |
| La liberté de la presse pendant et après la dictature du roi Gyanendra |
La révolution démocratique qui a permis, en avril 2006, la restauration du Parlement, puis, en novembre 2006, la signature d'un accord de paix et de partage du pouvoir historique avec les maoïstes, a mis fin à une répression tous azimuts des médias indépendants et d'opposition. Jusqu'à sa chute, le roi Gyanendra, prédateur de la liberté de la presse, avait maintenu une forte censure dans le pays. Le monarque, autoproclamé chef du gouvernement, avait réduit à néant la quasi-totalité des protections constitutionnelles et légales acquises par la presse depuis 1990. Par ailleurs, plus d'un millier de journalistes avaient été licenciés et la crise économique provoquée par le gouvernement avait touché de très nombreux médias.
On s'attendait à des années 2007 et 2008 radieuses, notamment pour les journalistes tant malmenés auparavant. Mais l'émergence de violences ethniques dans le Sud et les bavures de certains cadres maoïstes ont fait deux morts et des dizaines de blessés parmi la profession. Une année contrastée pour les journalistes népalais qui ont retrouvé la liberté mais pas la sécurité.
Quel avenir pour la liberté de la presse au Népal ? |
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| Alain SCUDELLARO, Maire de LAMOTHE-GOAS (Gers), co-fondateur de l’association humanitaire Gers-Himalaya et l’auteur « des étoiles sur le toit du monde » éditions Thélès Paris 2005 |
| Système éducatif au Népal |
| « L'éducation constitue un droit de l'homme fondamental, indispensable au développement de l'individu et de la société et nécessaire au bien-être. Tous les enfants méritent une éducation de qualité, suivant une démarche axée sur les droits fondamentaux et enracinée sur le concept d'égalité des sexes. Une telle démarche permettra de lutter contre les inégalités de nos sociétés, profondément enracinées et souvent sexistes. Des millions d'enfants, notamment les filles, sont exclus de l'école à cause de ces inégalités qui les condamnent à une éducation de très mauvaise qualité. »
C’est par cette introduction que je souhaitais commencer ce propos afin de bien avoir à l’idée que l’éducation est un fondement majeur de la société et que sans éducation, un pays aura du mal à se développer.
Le roi Birendra dans un discours datant de 1975 disait : "l'éducation constitue le pivot du développement». Il commanda alors, à son gouvernement de faire que "l'enseignement primaire soit gratuit et accessible à tous, garçons et filles».
C’est bien là un changement profond pour le Népal, en effet ce petit pays gérer depuis des siècles par des monarchies aussi différentes les unes que les autres, n’avait jamais fait de l’éducation une priorité.
Le discours de feu Birendra a amené donc une nouveauté. L’avènement de la république fédérale une autre.
En 1951, il n’y avait que 351 écoles au Népal, alors qu’en 1971, il y en avait 7250 écoles. C’est cette année là, qu’a commencé une poussée de l'éducation de masse. Puisqu’en 2003, on comptait près de 28.000 écoles. |
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