Conférence France Népal, 27 novembre  au Sénat
Communication
Michel Jolivet, Ambassadeur de France au Népal de 2004 à 2007
Les relations franco-népalaises face au désengagement de l'Etat
Monsieur Keith Bloomfield, Ambassadeur de Grande-Bretagne au Népal de 2002 à 2006
 
Monsieur Michel Colchen, Géologue, chercheur au CNRS.
 
Marie Lecomte-Tilouine, Anthropologue, chercheur au CNRS.
 
Vincent Brossel, (RSF)
La liberté de la presse pendant et après la dictature du roi Gyanendra
Vincent BrosselLa révolution démocratique qui a permis, en avril 2006, la restauration du Parlement, puis, en novembre 2006, la signature d'un accord de paix et de partage du pouvoir historique avec les maoïstes, a mis fin à une répression tous azimuts des médias indépendants et d'opposition. Jusqu'à sa chute, le roi Gyanendra, prédateur de la liberté de la presse, avait maintenu une forte censure dans le pays. Le monarque, autoproclamé chef du gouvernement, avait réduit à néant la quasi-totalité des protections constitutionnelles et légales acquises par la presse depuis 1990. Par ailleurs, plus d'un millier de journalistes avaient été licenciés et la crise économique provoquée par le gouvernement avait touché de très nombreux médias.

On s'attendait à des années 2007 et 2008 radieuses, notamment pour les journalistes tant malmenés auparavant. Mais l'émergence de violences ethniques dans le Sud et les bavures de certains cadres maoïstes ont fait deux morts et des dizaines de blessés parmi la profession. Une année contrastée pour les journalistes népalais qui ont retrouvé la liberté mais pas la sécurité.

Quel avenir pour la liberté de la presse au Népal ?
 
Alain SCUDELLARO, Maire de LAMOTHE-GOAS (Gers), co-fondateur de l’association    humanitaire Gers-Himalaya et l’auteur « des étoiles sur le toit du monde » éditions    Thélès Paris 2005
Système éducatif au Népal
« L'éducation constitue un droit de l'homme fondamental, indispensable au développement de l'individu et de la société et nécessaire au bien-être. Tous les enfants méritent une éducation de qualité, suivant une démarche axée sur les droits fondamentaux et enracinée sur le concept d'égalité des sexes. Une telle démarche permettra de lutter contre les inégalités de nos sociétés, profondément enracinées et souvent sexistes. Des millions d'enfants, notamment les filles, sont exclus de l'école à cause de ces inégalités qui les condamnent à une éducation de très mauvaise qualité. » 

C’est par cette introduction que je souhaitais commencer ce propos afin de bien avoir à l’idée que l’éducation est un fondement majeur de la société et que sans éducation, un pays aura du mal à se développer. 

Le roi Birendra dans un discours datant de 1975 disait : "l'éducation constitue le pivot du développement». Il  commanda alors, à son gouvernement de faire que "l'enseignement primaire soit gratuit et accessible à tous, garçons et filles». 

C’est bien là un changement profond pour le Népal, en effet ce petit pays gérer depuis des siècles par des monarchies aussi différentes les unes que les autres, n’avait jamais fait de l’éducation une priorité.

Le discours de feu Birendra a amené donc une nouveauté. L’avènement de la république fédérale une autre.  En 1951, il n’y avait que 351 écoles au Népal, alors qu’en 1971, il y en avait 7250 écoles. C’est cette année là, qu’a commencé une poussée de l'éducation de masse. Puisqu’en 2003, on comptait près de 28.000 écoles.